Le groupe rock québécois des années soixante, Les Lutins, le chantait très bien : Je cherche, je cherche, mais je ne trouve pas !
Quoi de plus frustrant ! Chercher et ne pas trouver. Mais il y a pire encore : chercher sans savoir ce que l’on cherche. Plus facile alors de ne pas trouver puisqu’on ignore de quoi il s’agit. Ça peut aller dans tous les sens. On explore à tâtons, retournant chaque petite trouvaille en espérant une découverte insoupçonnée qui amènerait des tas de questions qu’on n’avait même pas au départ.
On peut trouver sans savoir que c’est ce que l’on cherchait. Qui verra assez clair alors pour s’exclamer « Euréka ! J’ai trouvé ! » ? Et si on passait à côté de la trouvaille ?
On a tous des raisons de chercher. On est tous à la recherche de quelque chose, d’un endroit où se sentir bien, d’une personne à aimer, d’une raison pour fuir, d’une autre pour rester. On cherche ses mots, son bonheur, sa paix intérieure. L’orpailleur cherche les pépites d’or au fond de son tamis ; le politicien, l’approbation de la population pour sa réélection ; l’enfant, l’amour dans les yeux de sa mère et l’approbation dans ceux de son père ; le professeur, la passion d’un élève révélée par ses enseignements. Même le chien cherche à plaire à son maître par ses pattes données, ses « couché » et ses « assis » exécutés au doigt et à l’œil.
Le médecin, lui, cherche dans le corps de son patient pour trouver ce qui ne va pas. Il a à sa disposition tellement d’outils de nos jours qu’il est rare qu’il ne trouve pas. On dit que la science est l’art de trouver ce qui existe, mais qui n’est pas connu. Certains docteurs sont de véritables artistes dans l’interprétation des images du corps humain et savent chercher en allant au-delà de l’évident pour trouver l’improbable.
Et lorsqu’on découvre quelque chose dont on ignorait l’existence, lorsqu’on cherchait tout à fait ailleurs pour une tout autre raison et qu’on dévoile, sans le vouloir, un état qui en est à ses balbutiements, mais dont l’évolution serait immanquablement désastreuse sinon mortelle, alors on se dit qu’il vaut mieux chercher la gratitude à l’intérieur de soi et renoncer à l’apitoiement sur son sort pour que le corps retrouve le chemin de la santé. C’est ce qui m’est arrivé, je vous raconte…
Danielle Guénette
Je vis avec un nouveau foie depuis avril 2009. Mon genou droit est fait de titane et mon poumon gauche est amputé de son lobe inférieur depuis quelques mois. Je suis la mère endeuillée d’un garçon qui aura vécu 43 ans et qui m’aura permis d’être la grand-mère d’une belle grande ado. Je travaille à l’administration au Phare Enfants et Familles, unique maison de soins palliatifs pédiatriques au Québec et j’en suis honorée. J’aime l’écriture et je suis reconnaissante d’avoir l’occasion de m’y adonner dans le cadre des ateliers offerts par l’infrastructure.
Autres participations :
Par ma très grande faute