Les membres de l’équipe de ce projet interdisciplinaire regroupent des spécialistes en littérature et en médecine.
Responsables de l’infrastructure

Catherine Mavrikakis
Directrice
Catherine Mavrikakis est professeure de littérature en recherche-création au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Écrivaine et cotitulaire de la Chaire McConnell-Université de Montréal (2019-2023) sur les récits du don et de la vie en contexte de soins, elle a publié de nombreux romans, essais et textes de fiction. Dans ses travaux de recherche, elle s’intéresse notamment aux écrits sur le deuil, le soin, la folie, la maladie et le sida. Elle est directrice de l’infrastructure « À l’atelier. R(e/é)former les lieux du soin » (FRQSC, 2024-2028).

Clara Dupuis-Morency
Coordonatrice
Clara Dupuis-Morency est écrivaine et travaille en recherche-création. Elle a publié le récit hybride Mère d’invention (Triptyque, 2018), le roman Sadie X (Héliotrope, 2021) et a participé à plusieurs collectifs, dont récemment Selfies. Autoportaits d’enfants du siècle (Cheval d’août, 2023) et Catherine n’est pas ici (Tête première, 2024). Sa thèse de doctorat en littérature comparée à l’Université de Montréal articulait une théorie de la lecture et de l’écriture comme déformation du temps et expérience de cécité chez Marcel Proust et W. G. Sebald. Elle a complété un stage postdoctoral en recherche-création sur l’hybridité des formes du savoir et de la fiction à l’Université McGill (2018-2021). Depuis 2022 elle coordonne différents projets de recherche-création à l’Université de Montréal qui portent sur le soin, la maladie et la vulnérabilité en littérature. Elle coordonne cette infrastructure.
Membres permanents
Axe 1 – Où va le soin ?

Sarah Danièle Bélanger Michaud
Responsable de l’axe 1
Sara Danièle Michaud enseigne la littérature au cégep de Saint-Laurent depuis 2012. Elle a publié différents essais, dont Sous un ciel vide (co-écrit avec Mathilde Branthomme, Somme toute, 2023), Cicatrices. Carnets de conversion (Nota Bene, 2022) ainsi que sa traduction Scar Tissue. Tracing Motherhood (Linda Leith Publishing, 2023), Écrire. Se convertir (Hashtag, 2018). Sa thèse de doctorat en littérature comparée à l’Université de Montréal, publiée chez XYZ en 2013 sous le titre Cioran ou les vestiges du sacré dans l’écriture, articulait une réflexion autour du sacré, de son rapport au savoir et de sa quête dans une modernité qui l’a largement évacué. Elle a poursuivi des recherches postdoctorales à l’Université de Toronto (2011-2012) sur la notion de conversion et sa mise en récits.

Eftihia Mihelakis
Eftihia Mihelakis est écrivaine et professeure agrégée à l’Université de Brandon. Au carrefour de la recherche-création, des études littéraires, des études sur la folie (Mad Girl Studies, Mad Studies), de la psychanalyse et des humanités de la santé, les travaux de Mihelakis traquent l’émergence de discours institutionnels, médicaux, juridiques, littéraires et psychologiques qui produisent des figures troublant le régime de l’intelligible. En ce sens, elle puise dans le bassin planétaire où le chassé-croisé entre les époques classiques, modernes et contemporaines lui permet d’examiner des figures comme celles de la fille, la parthénos, la folle, l’intellectuelle/enseignante anti-care, la religieuse, ou celle qui parle la mauvaise langue, etc. Grâce à une subvention CRSH-Développement en recherche-création, elle s’intéresse plus récemment aux œuvres de la littérature mondiale au sein desquelles se donne à lire un lien fort entre désertification et expérience dépressive. Elle a codirigé l’ouvrage, Embodied Narratives in the Literary Studies and Health Humanities (University of Toronto Press, 2025). En 2017, elle a fait paraître La Virginité en question ou les jeunes filles sans âge (Presses de l’Université de Montréal). En 2020, elle a cosigné l’essai-dialogue, J’enseigne depuis toujours (Nota bene). Ses articles sont parus dans les revues Romanica Cracoviensia, Tangence, Captures et Contemporary French and Francophone Studies : Sites.

Pascale Millot
Pascale Millot termine un doctorat en recherche-création à l’Université de Montréal. Ses recherches et sa création portent sur l’accompagnement, le care, le deuil et l’accueil de l’autre au sein du texte littéraire. Elle a reçu une bourse doctorale du CRSH et du FRQSC ainsi que les bourses Jean-Monbourquette, Alexandre-de-Sève et Marie-Desrochers. Elle enseigne la littérature au Cégep Édouard-Montpetit, et a été coordonnatrice scientifique de la chaire de recherche Mc-Connell-Université de Montréal sur les récits du don et de la vie en contexte de soins de 2020 à 2023. Auparavant, elle a mené une carrière de journaliste culturelle et scientifique récompensée par plusieurs prix d’excellence. Elle a notamment co-dirigé l’ouvrage La réinvention des corps : une incursion organique dans les domaines de la culture et de la médecine (PUL 2024), en plus de publier des textes de création, notamment dans le livre Récits infectés (XYZ, 2023) et Catherine n’est pas ici (Tête première, 2024). Son texte « Variante de la normale » lui a valu le Prix du Récit Radio-Canada 2024. Avec Clara Dupuis-Morency, elle coordonne les activités de l’infrastructure FRQ Littérature et médecine.

Heike Härting
Heike Härting est professeure agrégée de littératures anglaises au Département de littératures et de langues du monde et la co-directrice du « Centre de recherche des études littéraires et culturelles sur la planétarité » (Université de Montréal). Ses recherches portent sur les études littéraires postcoloniales et les études de la mondialisation, ainsi que les études littéraires contemporaines anglophones africaines et canadiennes, et les humanités médicales. Elle travaille actuellement sur les politiques de genre et de la sexualité dans les récits sur la santé planétaire. Son projet de recherche « Viral Conjunctures : Pandemics and Planetary Health Narratives » (CRSH Savoir) vise à développer des pratiques épistémologiques et collaboratives et des narratives innovantes qui enrichissent les discours dominants sur la santé mondiale et planétaire. Elle est la chercheuse principale d’une bourse FRQSC Soutien aux équipes de recherche « Les études culturelles et littéraires sur la planétarité : Pratiques, épistémologies, et pédagogies transformatrices. » Ses publications les plus récentes incluent un numéro spécial de la revue Transtext(e)s Transcultures 跨文本跨文化 sur « Im/mobilities in the Planetary Now » (co-édité avec Johannes Riquet, 2023) et un livre collectif, Planetary Health Humanities and Pandemics (co-édité avec Heather Meek, Routledge, 2024).

Jean-Pierre Routy
Dr. Jean-Pierre Routy a consacré sa carrière à rapprocher la science et l’innovation thérapeutique pour relever les défis posés par les personnes vivant avec le VIH ou le cancer. Il est médecin dans le service d’hématologie et le Directeur clinique du service des maladies virales chroniques du centre universitaire de santé McGill, à Montréal. Il a obtenu en 1986 son diplôme de médecin spécialiste en Hématologie-Oncologie à l’Université Aix-Marseille. Après avoir reçu en 1990 une bourse d’étude postdoctorale du Réseau Canadien pour les essais cliniques VIH (CTN) à l’université de Montréal, il a rejoint l’Université McGill et, en 2012, il a été promu Professeur titulaire. En 2019, il a été nommé Directeur du réseau SIDA & maladies infectieuses du Fonds de la recherche Québec-Science (FRQ-S). Il a co-présidé la 24e conférence internationale sur le SIDA à Montréal en 2022. Le Dr Routy a publié plus de 470 articles dans des journaux avec comité de pairs ainsi que trois livres de témoignages sur le SIDA, la COVID-19 et sur son cancer de la prostate aux éditions Héliotrope et Flammarion Québec.
Axe 2 – Qui peut raconter la maladie et le soin ?

Léonore Brassard
Responsable de l’axe 2
Léonore Brassard est professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières en théories littéraires et féministes. Dans sa première monographie, Le désastre de la rencontre (Presses de l’Université de Montréal), elle s’intéresse à l’imaginaire de l’échange prostitutionnel dans la littérature moderne et contemporaine. En plus de ses activités universitaires, elle est éditrice chez XYZ, dans la collection « Quai n.5 ».

Simon Harel
Simon Harel est professeur titulaire au Département de littératures et de langues du monde de l’Université de Montréal. Il est le directeur du Laboratoire sur les récits du soi mobile, codirecteur du Centre de recherche des études littéraires et culturelles sur la planétarité, de même que membre fondateur de L’organon (lorganon.ca), un espace de recherche-création sur le soin et l’accompagnement. Directeur d’ouvrages collectifs, auteur de nombreux essais, écrivain, responsable de numéros de revues, il a plus de cinquante publications à son actif. Il prépare une série de publications sur la voix cruelle et l’enchantement dans l’œuvre de Bob Dylan. Il publiera en 2025 aux Presses de l’Université Laval un essai intitulé L’affaire Naipaul. Enquête sur une femme discrète, Patricia Hale, conjointe de l’écrivain, il a publié en 2024 plusieurs volumes collectifs : La réinvention des corps. Une incursion organique dans les domaines de la culture et de la médecine (avec Karine Gendron, Catherine Mavrikakis et Pascale Millot) ; Femmes passe-murailles. Écrits et voix de prison (avec Mira Missirian et Valentina Pancaldi). Aux Éditions Héliotrope, une fiction sur le quatrième anniversaire de l’annonce de la COVID19, Ça ne tourne plus rond (avec Karine Gendron, Catherine Mavrikakis et le Docteur Jean-Pierre Routy).

Olga Nedvyga
Olga Nedvyga est professeure adjointe d’espagnol et d’études latino-américaines au Département de littératures et de langues du monde de l’Université de Montréal. Elle a obtenu un doctorat en études hispaniques à l’Université de Toronto ainsi qu’une maîtrise à l’Université linguistique nationale de Kyïv. Dans sa thèse et le projet de livre qui en découle, elle explore les remédiations des pratiques de guérison par le biais du langage figuratif chez les auteurs hispanophones des Caraïbes ayant écrit entre 1860 et 1930. Parallèlement, son approche des soins, qu’elle qualifie de « pharmacologique » ou « pharmaceutique », lui permet d’attirer l’attention sur les stratégies de résistance à la mercantilisation des connaissances et des pratiques créatives. Récemment, elle s’est intéressée aux produits culturels tels que le sucre qui portent la charge symbolique de l’histoire nationale et transnationale, et c’est de cette recherche qu’est né le projet dédié aux récits sucriers issus des ruines des empires espagnol et russe, et financé par une subvention du programme Développement Savoir du CRSH (2021-2024). Elle a écrit des articles sur la diaspora et le cinéma dominicain.

Vincent Laliberté
Vincent Laliberté est psychiatre et professeur assistant au département de psychiatrie de l’Hôpital Général Juif, ainsi que chercheur principal à l’Institut Lady Davis pour la recherche médicale. Il dirige le PRISM (Projet Réaffiliation Itinérance Santé Mentale) au refuge Mission Bon Accueil, un programme destiné à soutenir des hommes en situation d’itinérance aux prises avec des problèmes de santé mentale sévères. Actuellement en fin de parcours doctoral en anthropologie à l’Université McGill, il a mené une ethnographie auprès des cochers du Vieux-Montréal avant et après l’abolition de cette activité, survenue le 30 décembre 2019. Il développe une approche écologique de la santé mentale, attentive aux relations qui s’étendent au-delà des êtres humains. Il s’intéresse aussi à la médecine narrative à partir de laquelle il développe une « écriture nomadique » inspirée de l’ethnographie, visant à recentrer celle-ci sur les potentialités de la rencontre thérapeutique et le travail d’écriture lui-même.

Laurence Laneuville
Laurence Laneuville est psychiatre au CIUSSS-de-l’Est-de-l’Île de Montréal (affilié à l’Université de Montréal). Elle détient une maîtrise en littératures de langue française, profil recherche-création (Université de Montréal 2023) et termine présentement une formation complémentaire en médecine narrative (Université Columbia 2025). Elle est récipiendaire de la bourse Jacques-Étienne Des Marchais du Centre de pédagogie appliquée aux sciences de la santé (CPASS) pour sa contribution en éducation médicale.
.
Axe 3 – S’engager dans la création : le lieu de l’atelier

Catherine Mavrikakis
Responsable de l’axe 3
Catherine Mavrikakis est professeure de littérature en recherche-création au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Écrivaine et cotitulaire de la Chaire McConnell-Université de Montréal (2019-2023) sur les récits du don et de la vie en contexte de soins, elle a publié de nombreux romans, essais et textes de fiction. Dans ses travaux de recherche, elle s’intéresse notamment aux écrits sur le deuil, le soin, la folie, la maladie et le sida. Elle est la chercheure principale du projet FRQSC (2024-2028) « Quand la littérature et la médecine s’accompagnent et nous accompagnent : pour une infrastructure de recherche-création sur l’accompagnement et le soin ».

Olivier Beauchet
Le docteur Olivier Beauchet est un clinicien-chercheur, neurologue gériatre. Il est professeur titulaire à l’Université de Montréal (Faculté de médecine – Département de Médecine), médecin à l’Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal (IUGM) et directeur du laboratoire AgeTeQ au Centre de Recherche de IUGM. Il est aussi titulaire d’une chaire de recherche en économie créative du fond de recherche du Québec – Société et culture. Depuis plusieurs années, il étudie la relation qui existe entre les arts, la culture et la santé (mentale, physique, sociale) afin d’implanter des actions concrètes à destination des personnes, groupes populationnels et institutions. Au cours des années passées, le docteur Beauchet a mis en place un écosystème réunissant les sciences de la santé, les arts et les nouvelles technologies de l’information et de la communication où sont étudiés les effets des arts visuels sur la santé. Cet écosystème a été particulièrement dynamique au cours de la dernière décennie au Québec et a dépassé les frontières du Québec. Le docteur Beauchet est ainsi l’animateur et le porte-parole d’un consortium international composé de 10 duos Musées-Chercheurs répartis en Amérique, en Europe et en Asie.

Marie-Chantal Fortin
Marie-Chantal Fortin, M.D., Ph.D., F.R.C.P.(c) est néphrologue en transplantation au CHUM, chercheuse au CRCHUM et professeure titulaire à la faculté de médecine de l’Université de Montréal. Elle est aussi directrice du Programme de transplantation multi-organes de l’Université de Montréal. Elle a complété sa médecine à l’Université de Sherbrooke et sa formation en néphrologie à l’Université de Montréal. En 2008, elle a complété un doctorat en bioéthique à l’Université de Montréal.
Dre Fortin est une chercheuse au sein du Programme de recherche en don et transplantation du Canada. Elle a aussi été co-titulaire, avec Catherine Mavrikakis et Simon Harel, de la Chaire McConnell-Université de Montréal sur les récits du don et de la vie en contexte de soins. Ses intérêts de recherche touchent aux enjeux éthiques en don d’organes et transplantation, au partenariat patient-chercheur et aux récits de patients transplantés et de soignants. Dre Fortin siège sur différents comités provinciaux et nationaux tels que le comité d’éthique de Transplant Québec, du groupe de travail en éthique clinique du Collège des médecins du Québec et des différents comités de la Société canadienne du sang.

Paul Cormier
Paul Cormier est né à Montréal. Atteint dès l’enfance d’une maladie auto-immune, il a connu de nombreuses périodes d’hospitalisation. Greffé du rein, il a participé aux ateliers de création de la Chaire McConnell et il a été Patient-partenaire de divers projets.
Après des études universitaires, il s’est joint à la fonction publique fédérale, où il a occupé des fonctions liées à la formation professionnelle et à la formation de formateurs, au Canada et à l’étranger. Il est récipiendaire de la Médaille du Gouverneur-Général du Canada à l’occasion du 125e anniversaire de la Confédération. À la retraite, il a donné la formation de Kéroul à des intervenants de l’industrie touristique visant à favoriser l’accueil des personnes handicapées. Il a longtemps pratiqué les arts visuels, dont la photographie, le dessin et la peinture.

Benjamin Gagnon-Chainey
Benjamin Gagnon Chainey est physiothérapeute, auteur et chercheur postdoctoral en littérature à l’Université Laval. En 2022, il a complété un doctorat en littératures de langue française, en cotutelle entre l’Université de Montréal et la Nottingham Trent University, sur l’esthétique et la phénoménologie queers dans les littératures de la syphilis de la fin du XIXe siècle, et du sida de la fin du XXe siècle. Il est présentement officier des communications de l’Association canadienne des sciences humaines en santé (ACSHS). Ses textes de recherche et de création ont été publiés dans les revues MuseMedusa, Fixxion, Interférences littéraires, Mœbius, SYNAPSIS, Lettres françaises, Corps, Spirale, de même que dans des livres collectifs. Son premier roman, Candy, a été publié en septembre 2022 aux Éditions Héliotrope.

Andrea Oberhuber
Andrea Oberhuber est professeure de littérature à l’Université de Montréal (DLLF) où elle enseigne l’écriture des femmes (XIXe-XXIe siècles), les avant-gardes, la photolittérature et le care littéraire. Elle dirige la revue numérique MuseMedusa (www.musemedusa.com), spécialisée en recherche-création. Les récents projets de recherche ont été consacrés aux figures ambivalentes du care dans le roman français de 1870 à 1945 (« À votre service » ; CRSH équipe avec Catherine Mavrikakis et Simon Harel, 2020-2024), ainsi qu’à la littérature comme espace paradoxal du care, à travers les représentations de la criminelle (FRQSC, 2021-2024, sous la responsabilité de C. Mavrikakis). Actuellement, elle est co-chercheuse dans le projet « Quand la littérature et la médecine s’accompagnent et nous accompagnent : pour une infrastructure de recherche-création sur l’accompagnement et le soin » (FRQSC, dir. par C. Mavrikakis).
En 2023, elle a publié aux Presses de l’Université de Montréal (PUM) Faire œuvre à deux. Le Livre surréaliste au féminin, consacré aux questions de démarche collaborative et de couple créateur au sein de l’objet livre avant-gardiste ; la coédition française est parue en septembre 2024 aux Presses universitaires de Rennes PUR). L’essai s’est mérité le prix Victor-Barbeau 2024, décerné par l’Académie des lettres du Québec.
Axe 4 – La littérature sur le terrain : transformations

Catherine Morency
Responsable de l’axe 4
À venir.

Ouanessa Younsi
Ouanessa Younsi est poète, autrice et médecin psychiatre. Elle a publié cinq recueils de poésie aux éditions Mémoire d’encrier : Prendre langue, Emprunter aux oiseaux, Métissée, Nous ne sommes pas des fées (coécrit avec Louise Dupré) et Quand je vis. Elle a également publié deux essais littéraires qui abordent la question du soin : Soigner, aimer (Mémoire d’encrier) et Soigner écrire (Presses de l’Université de Montréal, Prix de la revue Études françaises 2024). Elle a également codirigé le livre collectif Femmes rapaillées. Elle travaille comme psychiatre en milieu hospitalier à Montréal, et est professeure adjointe de clinique au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal. Elle présente et écrit régulièrement sur les liens entre la médecine, plus particulièrement la psychiatrie, et la littérature.

Céline Huyghebaert
Artiste et autrice, Céline Huyghebaert développe une œuvre transdisciplinaire à la croisée de la littérature et des arts visuels. Sa recherche-création s’attache à créer une sémiotique du sensible qui fait contrepoids aux systèmes langagiers dominants – médicaux, historiques ou institutionnels. Ses projets prennent la forme de publications, d’ateliers collaboratifs, d’installations, d’expositions, où se mêlent théorie, fiction, imprimé, collage, photo, céramique et vidéo.
Titulaire d’un doctorat en études et pratiques des arts (UQAM), elle a réalisé un postdoctorat en partenariat avec l’Université Laval et l’Université Bordeaux Montaigne. Lauréate du prix du CALQ Artiste dans la communauté (2023), de la Bourse Bronfman en art contemporain (2019) et du prix littéraire du gouverneur général (2019), elle sera en résidence au Studio du CALQ à Rome en 2025, où elle poursuivra un projet sur les dynamiques entre corps soignants et soignés dans le contexte de la maladie chronique.

Marika Lhoumeau
Marika est comédienne et autrice. Au théâtre, on a pu la voir, entre autres, sur les scènes du Théâtre de Quat’Sous, du TNM et de l’Espace Libre à Montréal. À l’écran, elle a travaillé sous l’œil de réalisateur.rices comme Robert Morin, Stéphane Lafleur ou Anaïs Barbeau-Lavalette. Marika est la scénariste et la réalisatrice des balados Devenir Margot et Devenir Roger (Radio-Canada/Ohdio), qui racontent sa plongée dans la maladie d’Alzheimer, au fil de l’accompagnement de son père. Son premier livre, Devenir Margot, Fragments d’un faux souvenir, (Éditions Somme Toute, 2024) témoigne aussi de cette expérience. À travers un projet de recherche-création à l’École Supérieure de théâtre de l’UQAM entrepris en 2021, elle poursuit ses réflexions sur notre rapport à la maladie d’Alzheimer avec l’écriture d’une performance théâtrale issue de son désir de réimaginer nos récits autour de nos esprits transformés par la vieillesse, la fragilité et la maladie.
.
.
.
Membres étudiants

Clarence Lampron
Clarence Lampron est doctorante en Littératures de langue française à l’Université de Montréal. Elle a publié un mémoire sur la performativité de la violence dans Travesties-kamikaze et Filles-commandos bandées de Josée Yvon. Pour son projet de thèse en recherche-création, elle s’intéressera à la toxicographie et la sérialité dans les oeuvres de Josée Yvon, Nelly Arcan et Virginie Despentes, sous la direction de Catherine Mavrikakis et d’Andrea Oberhuber. Elle s’implique dans de nombreux projets universitaires, et elle fait notamment l’infographie pour des revues telles que Sens public et maintient le site Web de l’infrastructure FRQ Littérature et médecine.

Alaska Malo
Alaska Malo est maîtrisant·e en littératures de langue française à l’Université de Montréal. Son mémoire en recherche-création s’intéressera à la réécriture mythologique du regard interdit dans Méduse de Martine Desjardins, sous la direction de Catherine Mavrikakis et Andrea Oberhuber. Iel s’implique dans l’édition web de la revue étudiante Fémur et assiste au projet Infrastructure FRQ.

Samuel Desmeules
Samuel Desmeules est étudiant à la maîtrise en littératures de langue française à l’Université de Montréal. Son mémoire en recherche-création porte sur l’impossibilité de la magie dans l’œuvre poétique d’Henri Michaux, ainsi que sur les liens entre douleur et enchantement. Dans sa pratique créative, il s’intéresse à des formes variées comme le monologue, le récit d’obsession et la poésie en prose.

Lili Nyssen
Lili Nyssen est née à Paris et étudie au doctorat des Littératures de Langue française de l’Université de Montréal, en parcours recherche-création. Rattachée au CRILCQ (Centre de Recherche Interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec) sous la direction de Claire Legendre, sa recherche se concentre sur le dispositif de narration du Dossier M, de Grégoire Bouillier. Elle écrit en parallèle un roman.
Son premier roman, L’Effet Titanic, est publié aux éditions Les Avrils (2022) et est disponible en version de poche aux éditions Pocket (2023).
Elle publiera en juin 2025 Borderline, dans la collection papier « Vrilles » de la revue Zone Critique, dans laquelle elle a fait paraître plusieurs textes de création en ligne.

Véronique Guyaz
Véronique Guyaz est étudiante à la maîtrise en lettres à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Forte d’une première carrière dans le réseau de la santé et des services sociaux, elle s’intéresse aux théories du care, aux récits de soi et à l’accompagnement par la littérature. Lauréate du prix Clément-Marchand en 2023, elle est aussi récipiendaire des bourses d’excellence du Conseil de recherche en sciences humaines et du Fonds de recherche du Québec – secteur Société et culture. Ses travaux portent sur les imaginaires de la « bonne » mort dans le champ littéraire québécois, sous la direction de Léonore Brassard et de Marc André Bernier, professeur.e.s à l’UQTR. Elle participe à divers projets, dont celui de l’inventaire des imprimés anciens du Québec (IMAQ), en partenariat avec le Pôle culturel du Monastère des Ursulines de Trois-Rivières.

Catherine Cormier
Catherine Cormier est finissante à la maîtrise en recherche-création à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), où elle explore les rapports entre réel et fiction à travers les théories de la mimésis et le concept de la victimisation parfaite. Elle collabore également au projet de recherche-création La recherche-création : vecteur de réappropriation de la parole chez les victimes de violence conjugale, dirigé par Catherine Morency. Auteure de Miettes (fragments publiés quotidiennement sur le blogue du même nom), elle a présenté ses recherches sur la transgression littéraire dans plusieurs colloques universitaires à Montréal, Paris, Chicoutimi, Vasto, et Québec, entre autres.

Colette Zouvi
Colette Zouvi est poète et étudiante en littérature. Elle est l’autrice de trois recueils parus aux éditions Poètes de brousse, dont le plus récent, L’herbe clochette, porte sur une communauté de fées. Elle a traduit du catalan La part du feu, un livre de poèmes de Pol Guasch à paraître aux éditions du Noroît à l’automne 2025. Dans le cadre de son doctorat en recherche-création, elle écrit un roman qui envisage le jardin à la fois comme lieu d’écriture et comme imaginaire. Elle enseigne la littérature au Cégep du Vieux Montréal depuis 2021.

Anne Nherry Beauport
Anne Nherry Beauport est une jeune étudiante au baccalauréat en sciences infirmières à l’Université de Montréal, habitée par une profonde curiosité pour l’humain sous toutes ses facettes.
Fascinée par ce qui se joue dans les regards, les gestes et les silences, elle s’intéresse tout autant à la science du soin qu’à l’art de l’écoute. Lorsqu’elle n’étudie pas, elle aime lire, cuisiner et écrire de petits textes, souvent inspirés de fragments de vie, d’émotions passagères ou de souvenirs diffus. Même si ses mots ne sont pas encore publiés, ils témoignent déjà d’un regard sensible et attentif au monde.
Anne croit que littérature et médecine partagent un même souffle : celui de la compréhension, de la présence et de la transmission. À travers son parcours, elle espère devenir une soignante qui soigne aussi par les mots ou, du moins, qui laisse à ceux-ci une place pour exister.

Catherine Sardi
Catherine Sardi est étudiante à la maîtrise en littératures de langue française à l’Université de Montréal. Son mémoire de recherche porte sur les lieux de soin chez Nina Bouraoui dans un contexte d’écriture queer. Animatrice d’ateliers de poésie à l’École Internationale de Montréal depuis 2021 et critique de poésie pour la revue Lettres Québécoises depuis février 2025, elle s’intéresse particulièrement aux formes poétiques.
Catherine Bastien
.
.
Conseil de gouvernance :
| Catherine Mavrikakis | Directrice |
| Clara Dupuis-Morency | Coordonnatrice |
| Jérôme-Olivier Allard | Conseiller de recherche |
| Clarence Lampron | Membre étudiante |
| Paul Cormier | Membre collaborateur |
| Fabian Ballesteros | Membre externe |